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05 . 05 . 18

Carlo Oldani

Écrit par : Print Power
Papier permet d’atteindre le consommateur d’une manière différente par rapport aux autres médias, et surtout pendant des moments différents.
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Même si nous vivons dans un monde « toujours en marche » et hyper-connecté, j'estime que les écrits en papier jouent encore aujourd'hui un rôle majeur dans la communication. Et ce, pour différentes raisons. Tout d'abord, il permet d’atteindre le consommateur d’une manière différente par rapport aux autres médias, et surtout pendant des moments différents. En d'autres termes, j’estime que la publicité sur la presse soit reçue de manière plus naturelle et moins envahissante, par les lecteurs, que celle des pop-up et des bannières, perçue comme très agressive.

Au bout du compte, la publicité dans la presse est plus harmonieuse, elle se lie bien avec le contexte, elle n'est pas considérée comme une interruption.

Un autre aspect important du papier est son côté physique : toucher le support, le feuilleter, en sentir la consistance, le bruit, permet d’établir au niveau psychologique une proximité accrue avec ce moyen et, par conséquent, avec les contenus de publicité qui y sont véhiculés.
En outre, le papier permet de communiquer directement sur le point de vente, c’est-à-dire le véritable « moment de la vérité ». Dans un contexte de crise comme celui que nous vivons aujourd’hui, les consommateurs sont avisés, ils souhaitent plus d’informations pour faire des économies, sans vouloir pour autant que la qualité de leurs achats soit inférieure. Ceci a comme conséquence que c’est sur le point de vente qu’ils décident quelle marque acheter, en fonction des contenus offerts, ainsi que de la réduction véhiculée. Voilà pourquoi le façonnage d’une communication autour de la promotion est un élément très important, afin d’offrir le plus d’informations possible, et d’aider le client dans son choix d’achat. Tout ceci peut être réalisé de manière très efficace grâce au papier.

Nous créons des îlots promotionnels et des boîtes latérales imprimées, des têtes de gondole, des présentoirs et des figures en carton, du matériel de signalisation sur les étagères. Tous ces « revêtements » permettent de rapprocher le consommateur au produit, de créer un lien.
Pour les raisons que j’ai à peine exposées, au fil des années nous avons décidé de ne jamais couper les investissements concernant la publicité en format papier. Cependant, nous avons différencié les moyens, c’est-à-dire que nous avons réduit le budget sur les journaux et les revues en faveur du matériel pour les points de vente. D'ailleurs, les magazines sont les plus pénalisés par l'expansion du numérique, car ces dernières années le nombre de lecteurs de la presse a diminué, et par conséquent il est moins intéressant pour les entreprises d'être présentes sur les pages d'un magazine, étant donné que leur visibilité est désormais réduite.
Ceci ne veut pas dire que nous n’attribuions pas d’importance aux campagnes de presse ; au contraire, nous les étudions avec une optique de plus en plus créative.

Par exemple, la communication « Nescafé Red Cup », développée par notre siège français, a obtenu une forte visibilité médiatique. Dans ce cas précis, le papier a accompli une tâche qui ne fait même pas partie de son ADN, à savoir celle d’accueillir un liquide bouillant. En fait, l'opération consistait à créer un « mug rouge », c'est-à-dire une tasse pliée et introduite dans un magazine qui, une fois ouverte en trois dimensions, jouait le rôle d'une véritable tasse à café, dans laquelle on pouvait vraiment se verser un Nescafé chaud.